1645, januari. Agen

Hansken is in januari 1645 in Agen, een stadje aan de Garonne in het zuiden van Frankrijk. Er moest per persoon drie stuivers (sous) betaald worden om de vrouwtjesolifant te zien. De opgave uit 1882 is ontleend aan een niet nader genoemd journaal van een onbekende familie uit Agen (1). De auteur meldt ook het bezoek van een olifant in 1806 en 1815 en weet te melden dat de stad ook al in augustus 1633 bezoek had gekregen van een olifant. Deze mannetjesolifant deed vervolgens in september 1633 Montpellier aan (2).

1) “Un éléphant mâle, de la plus haute taille, arriva à Agen au commencement du mois de juin de cette année [= 1806], on le montrait pendant la foire, dans une baraque construite sur le Gravier. Il en coûta d’ábord 24 sous pour le voir, le prix baissa jusqu’á 12 centimes. J’ai lu dans le mémorial d’une famille de cette ville, qu’en 1645, au mois de janvier, on faisait voir dans une maison de la rue de la Grande Horloge, un éléphant femelle; on payer trois sous par personne.  [Noot: Le journal de M. Malebaysse fait aussi mention d’un elephant qui passa au mois d’aout 1633, et qui resta à Agen un mois et demi.]” uit: J.N. Proché, ‘Annales de la ville d’Agen, pour faire suite a l’abrégé chronologique des antiquités’, in: Revue de l’Agenais 9 (1882), p. 353:

“On faisait voir pendant la dernière foire du Gravier [in het jaar 1815], dans une des baraques, un éléphant de la plus haute taille, [noot] il en coûtait trente sous par personne. Quoi qu’en dise le maître, c’est le même qui passa il y a dix ans ; ou l’a reconnu à certaines difformités quíl a aux jambs, le maître est le même.” Noot: “Nos chroniqueurs, à toutes les époques, n’ont eu garde de négliger les passages de bêtes curieuses, notamment des elephants. Cet animal, aux proportions colossales, attirait toujours un nombreux public. Malebaysse, en son Journal manuscript, mentionne, comme suit, un spectacle de ce genre: “Le 19 aoust 1633, feust amené un elephant en la présente ville et estoit au lougis de Monsieur de la Tour, a la reue de Garone (Actuellement maison Vayssières no. 36) et y demeura un mois et demi. Pour le voir, la première fois, on payoit 16 sous et puis feust mi à 8 sous et puis à 5 sous et puis à 3 sous.” Uit: J.N. Proché, ‘Annales de la ville d’Agen, pour faire suite a l’abrégé chronologique des antiquités’, in: Revue de l’Agenais 10 (1883), p. 107.

2) A. Delort, Mémoires de ce qui s’est passé de plus remarquable dans Montpellier: depuis 1622 jusqu’en 1691, 1878 (1980), p. 48-49: “1633 Elephant dans Montpellier. Dans le même mois de septembre 1633, on vit dans Montpeiller un eléphant qu’on avoit mis dans la maison de Mad[emoise]lle de La Coulombière, qui appartient aujourdhuy au Sr Greffeuille procureur; cet animal se couchoit & se levoit contre tout ce que les auteurs en ont écrit, & on n’avance rien que toute la ville n’ait vû; il aymoit fort les oranges, & lorsqu’on luy en donnoit & qu’on luy présentoit une sur la main, il l’attiroit par le souffle de sa trompe, qu’il replioit en dedans, & par ce moyen portoit l’orange contre la pointe de l‘une de ses deux grosses dents, qui sortent en dehors, & il la peloit si bien, qu’il n’y avoit point d’hommes qui l’eussent sceu mieux faire avec un couteau, de sorte qu’on voyoit tomber la peau tout d’une piece, & en m^me tems, toûjours par le meme souffle il l’apportoit dans sa gueule & l’avalloit. Sous le consulat de Mr. de la Roque.”